Masseur-kinésithérapeute H/F

Métier

Le/la masseur-kinésithérapeute H/F est un spécialiste de la rééducation motrice. Il/elle utilise les massages, la gymnastique médicale et les mouvements pour aider ses patients à récupérer leurs capacités. Il/elle peut également utiliser l’eau (en piscine), la chaleur et les ultrasons.

A propos de

Masseur-kinésithérapeute H/F

Si ce professionnel intervient essentiellement sur prescription médicale, il exerce aussi à la demande de particuliers dans le domaine sportif (remise en forme, infiltrations, relaxation, etc.) ou esthétique (bains de boue, massages, drainage lymphatique, etc.). Le paiement des honoraires est alors entièrement à la charge du patient.

A noter que certains masseurs-kinésithérapeutes proposent des soins d’ostéopathie, une spécialité reconnue en France depuis 2002. Ainsi, au 1er janvier 2016, environ 10% des masseurs-kinésithérapeutes étaient autorisé à utiliser le titre d’ostéopathe.

France

85 111 masseurs-kinésithérapeutes en 2017

Salarial

19,9%  (15,4% salariés hospitaliers et 4,5% autres salariés)

Libéral

80,1% en libéral ou mixte 

Formation

Conditions d’accessibilité 

La formation des masseurs-kinésithérapeutes a été revue depuis la rentrée 2017. Les futurs kinésithérapeutes sont désormais sélectionnés à l’issue de la première année commune aux études de santé (PACES), d’une première année de licence STAPS ou d’une première année de licence Sciences, Technologies, Santé.

Formation

Durée

Après le concours d’entrée soumis à un numérus clausus, la formation au sein d’un IFMK (institut de formation en masso-kinésithérapie) dure 4 ans. Elle comporte des cous théoriques et de nombreux stages et travaux pratiques. Le diplôme doit être enregistré à la préfecture de la résidence professionnelle dans le mois qui suit l’entrée en fonction.

S’installer

Exercice de la profession

Critères du choix pour être conventionné(e)

Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent choisir de se conventionner ou non.

Pour exercer dans le secteur libéral sous convention, il est indispensable de justifier d’une expérience professionnelle de deux ans au cours de six années précédant la demande d’installation.

Profession libérale conventionnée

L’adhésion à la convention nationale contraint les praticiens à appliquer les tarifs fixés dans la nomenclature générale des actes professionnels (hors dépassement exceptionnels). En contrepartie, l’assurance-maladie rembourse leurs patients à hauteurs de 60% de ces tarifs.

Profession libérale non conventionnée

L’exercice libéral non conventionné est, en revanche, plus libre. Le masseur-kinésithérapeute n’a pas de contraintes quant au lieu d’installation et aux tarifs qu’il pratique.

Actualité de la profession

Evolution du Numerus Clausus

Le nombre de masseurs-kinésithérapeutes en France a augmenté de 36% entre 2007 et 2017 et dépasse la barre des 85 000 professionnels. D’après la DREES, le nombre de masseurs-kinésithérapeutes pourrait augmenter plus vite que les besoins durant les deux prochaines décennies en raison de d’un numerus clausus élevé, ainsi que par le retour de diplômés qui se forment à l’étranger avant de revenir s’établir en France. Un tiers des nouveaux inscrits auprès de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes en 2017 avaient un diplôme provenant de l’étranger.

80% des masseurs-kinésithérapeutes exercent leur profession à titre libéral ou mixte en 2017. Cela s’explique essentiellement par l’écart salarial important entre les praticiens libéraux et ceux exerçant dans une structure hospitalière, les hôpitaux souffrent d’un manque de praticiens. Certains d’entre eux font ainsi appel à des kinésithérapeutes libéraux (pour effectuer des remplacements principalement) ou recrutent des praticiens diplômés à l’étranger.

Pour aller plus loin

Principaux textes réglementaires 

Exercice de la profession : décret n°2004-802 ;

Statut du collaborateur libéral : loi n°2005-882 ;

Accès à la formation : décret n° 2015-1110.